8 janvier 2013

Conjugaison minimaliste...



                                                 Mikhaïl Aleksandrovitch Vrube




Je t'aime
à petits souffles
tu me manques
à bras le corps
il se fait tard
à trop attendre
nous nous endormons
à distance
vous ne ne saisissez pas
à bâton rompu
ils s'époumonent
à regrets...

Et on reste là,
chacun pour soi,
les songes en ébullition,
les sens en avalanche,
l'espoir en averse,
le coeur meurtri .

On reste là parce qu'il n' y a plus ni raison, ni peine.

On reste là, inertes et froid dans l'immensité onirique inachevée pour conjuguer en prières et délires, l' amour, l'absence et l' immortalité.

Annick SB    - Février 2012 -

8 commentaires:

  1. De ces tristes et si beaux mots sort tout de même tant de lumières et de chaleurs humaines.
    Tout plein de belles plumes sur diamant vert Annick.

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  2. Belle leçon.... Bises et belle journée !

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  3. un bien beau poeme ( l'incommunicabilité dans la communion ? )
    Emma

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    1. ou peut-être aussi la distance qui empêche la communion ...

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  4. Conjugaison du verbe vivre ou aimer ?

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    1. Les deux ne sont-ils pas auxiliaires du Monde ? ;-)

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