2 janvier 2013

Le chant des oiseaux...



Le rossignol se cache.
Il est intrigué.
Je l'entends pourtant me siffloter l'amour au fond des branches.
Il siffle la sueur,
la peur et la colère.
Il siffle l'épuisement.


Le rossignol se cache.
Il est apeuré.
Je l'entends pourtant me chanter la vie, les mots, la solitude, le désir, le sexe, la libération, le bonheur, tout ce qui nous rend beaux et en vie.
Il siffle la surprise,
la brume et la douleur.
Il siffle l'oubli.

Le rossignol se cache.
Mes doigts agitent le feuillage.
Je le poursuis.

Le rossignol se penche et me dit en catimini l'épuisement des femmes, l'épuisement des hommes et tout se qui s'en suit...

Le rossignol s'efface.
Le rossignol s'enfuit.

Et, dans le silence soudain de la forêt profonde, je me demande depuis quand l'humain trouve un soulagement quelconque à ne plus comprendre le chant des oiseaux ?

Annick SB


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