29 janvier 2013

Nul ne le sait...


Bord de mer, de lac ? 

kif kif !

Amoureux ou pas ?

snif, snif !

C'est ce que ce demandait l'arbre que l'on avait sauvagement planté contre un réverbère siamois.

Il râlait mais personne ne l'entendait, à part peut-être le clapotis qui faisait plus de bruit que lui ...

Parfois il dressait les branches en espérant sentir l'écume.

Salée ou sucrée ? 

bof, bof !

Parfois, il toussait et faisait s'envoler le feuillage qui tombait et que le cantonnier venait ramasser à grand coups de pellées.

Sur le sol ou sur le sable ? 

Qui sait !

Qui sait pourquoi on déracine, pourquoi on replante à tour de bras ici et puis là-bas ?

Pour faire de l'ombre à qui, à quoi ? 

Pour les amants ? 

Pour les mourants ? 

Pour le soleil couchant qui rougit comme un gros timide en prenant la pause ? 

Nul ne le sait ...

Quelques fois un homme venait s'adosser contre son tronc et sortait d'une grande sacoche,  un appareil qui s'allongeait, s'allongeait et ...

Clic, clac !

Que voulait-il immortaliser ? 

Les couleurs ou le temps ? 

Le soleil ou le vent ? 

... 

Nul ne le sait et nul ne le saura jamais !

Annick SB         Janvier 2013

  Avez-vous cliqué sur les mots colorés dans le texte ? 

Consigne en image des Impromptus !



4 commentaires:

  1. Bonjour Annick
    Un joli pladoyer pour ces arbres que l'on abat pour on ne sait quelle raison et qui laisse les amoureux à la vue de tous... ceci dit le bonheur ne doit pas se cacher au contraire, il appelle au bonheur lui-même.
    Joli cliché en tout cas

    Bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si l'adage est vrai: " pour vivre heureux, vivons cachés", qu'adviendra - t-il de nous lorsque tous les arbres seront abattus ?

      Supprimer
  2. Beaucoup de question et pas de réponses...... Bel après midi avec bises

    RépondreSupprimer
  3. Les arbres ont une âme les abattre est un crime surtout si c'est pour la mondialisation du pognon

    RépondreSupprimer

Ecrire un commentaire