Les gravillons chantent sous mes souliers
J’avance dans l’allée ; je ne cherche rien
Rien d’autre que ce que j’ai déjà trouvé
La paix…
Il trône, majestueux, couvert de boutons prometteurs
Quelques fleurs, déjà ouvertes accueillent mon téléphone
portable toujours prêt à prendre deux ou trois clichés
Premier clin d’œil : la brise fait vibrer les feuilles
Comme d’habitude je ne sais plus qui tremble
Partage d’émotions
Je fonds
J’aime cette routine qui parfois sent si bon
Et quand aucun parfum titille mes narines
Je m’en remets au vent en chantant
Ce matin, c’est extraordinaire
Véritablement exceptionnel
Inexplicable
Car quand je m’approche pour immortaliser le rosier
Il est là, tout petit, caché
Un cœur percé dans un pétale
Juste un petit cœur
Juste ça, pour moi, là
Les gravillons crissent sous mes genoux
Le deuxième clin d’œil est tout doux
Comment ne pas rendre grâce devant ce spectacle rubace !
Je reste là, béate, en paix
Je fais le compte ; j’ai déjà photographié des milliers
de roses
Je ne m’en lasserai jamais, jamais, jamais…
Annick SB mai 2026
Proposition d'écriture ici : Clic !

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